Les Idéo-phonogrammes 形聲 (xíngshēng, Litt. "forme et son")
sont un type de caractères chinois.
Il
s'agit de loin la catégorie la plus représentée en chinois (plus de 90% des
caractères) né de l'association d'un caractère utilisé pour le sens (la clef)
et d'un autre pour le son. L'existence de tels composés doit beaucoup à la
structure syllabique de la langue, dans laquelle existent nombre d'homophones.
Par
exemple, il faut représenter le verbe" se laver les cheveux", qui se
dit mù ; or, le caractère de "l'arbre" se prononce de la même manière
; ainsi, écrire "arbre" tout en accompagnant le caractère de celui
(dénommé ici "clef sémantique") pour "eau", qui renvoie à
l'idée principale de lavage, permet de créer un nouveau mot tout en distinguant
les sens des homophones.
Ce
procédé est favorisé par la structure phonologique du mandarin, qui ne peut
former, à peu de choses près, que 400 syllabes différentes, si l'on omet les
tons. Une telle structure rend le chinois très riche en homophones. À titre
indicatif, il existe environ 110 caractères se prononçant shi en chinois
moderne) .
Le principe d'ajout d'une clef pour distinguer les homophones est tardif ; dans l'Antiquité chinoise, deux homophones, dont l'un utilisait la graphie d'un autre, n'étaient pas nécessairement distincts, et seul le contexte permettait de comprendre quel sens attribuer au caractère. Ainsi, "bois" et "verse", tous deux dits lín, pouvaient être écrits 林. Seul le contexte permettait de les différencier.
Le principe d'ajout d'une clef pour distinguer les homophones est tardif ; dans l'Antiquité chinoise, deux homophones, dont l'un utilisait la graphie d'un autre, n'étaient pas nécessairement distincts, et seul le contexte permettait de comprendre quel sens attribuer au caractère. Ainsi, "bois" et "verse", tous deux dits lín, pouvaient être écrits 林. Seul le contexte permettait de les différencier.
Il est
évident que l'élément phonétique n'est pas choisi au hasard et s'avère souvent
sémantiquement motivé, ce qui n'apparaît parfois qu'a posteriori, mais permet
une analyse interne des caractères.
Ainsi,
認 rèn "connaître
(quelqu'un) " est composé de trois pictogrammes :
* 言 yán "parole "
(une langue sortant de la bouche) ;
* 刀 dāo "couteau " (noter le trait sur le couteau, ce qui signifie qu'il faut considérer sa lame et prononcer le caractère 刃 rèn) ;
* 心 xīn "cœur ".
* 刀 dāo "couteau " (noter le trait sur le couteau, ce qui signifie qu'il faut considérer sa lame et prononcer le caractère 刃 rèn) ;
* 心 xīn "cœur ".
Le
caractère se prononce alors comme 刃 rèn, qui fournit le composant phonétique. Le
choix de 刃 rèn, cependant, n'est pas
gratuit ; il est possible de comprendre l'agrégat idéographique ainsi :
connaître quelqu'un, c'est se servir de la parole comme d'une lame pour
trancher le cœur, l'intimité, et ainsi avoir accès à ce qu'est réellement cette
personne au fond d'elle-même.
Plus
simplement, 菜 cài "légume" est composé de la clef
de l'herbe pour le sens de "végétal " et de 采 cǎi "cueillir" pour le son. Mais la
notion de "cueillette" n'est pas étrangère à celle de
"légume". On retrouve, en dernière analyse, le caractère 木 mù "arbre
", qui connote aussi la sphère du végétal. L'interprétation sémantique des
composants d'un caractère idéo-phonogrammatique est ainsi souvent prétexte aux
jeux poétiques. Il ne faut pas perdre de vue qu'elle reste, dans la majorité
des cas, secondaire et a posteriori.
En
outre, la partie phonétique d'un idéo-phonogramme a souvent été déterminée à
une époque où la langue, phonétiquement, était différente de la langue actuelle
: or, de tels changements peuvent masquer le lien censé exister entre la
prononciation réelle et la prononciation indiquée par la partie phonétique.
Ainsi, nombreux sont les idéo-phonogrammes dont la partie phonétique ne
correspond plus au son désigné.
http://www.chine-informations.com/guide/ideo-phonogramme_3302.html
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